Modèle du berceau du Roi de Rome, deux dessins de Percier

Modèle du berceau du Roi de Rome, deux dessins de Percier - Patrimoine Charles-André COLONNA WALEWSKI  Modèle du berceau du Roi de Rome, deux dessins de Percier - Patrimoine Charles-André COLONNA WALEWSKIModèle du berceau du Roi de Rome, deux dessins de Percier - Patrimoine Charles-André COLONNA WALEWSKI
Auteur : Charles Percier (1764-1838)
Époque : 1811
Dimensions : 58,3 x 43,3 cm
Liens :  Impératrice Marie-Louise
Napoléon II

Ces deux dessins de Charles Percier représentent le Berceau de vermeil que la Ville de Paris, par la voix du préfet Frochot, offrit en 1811 à Marie-Louise à l’occasion de la naissance du roi de Rome.

Cette commande exceptionnelle fut confiée à l’équipe qui, l’année précédente, avait réalisé la Toilette de vermeil de l’impératrice. Là encore, c’est Pierre Paul Prud’hon qui fournit l’esquisse générale du berceau à partir de laquelle Charles Percier tira ces deux dessins. La réalisation fut confiée aux bronziers Odiot et Thomire, au sculpteur Victor Roguier avec une probable collaboration de Jacob-Desmalter.

Le berceau de l’héritier de l’Empereur, qui s’était vu attribué dès sa naissance le titre de Roi de Rome, se devait d’adopter l’allure d’un trône. Le piétement est ici composé de deux paires de cornes d’abondance devant lesquelles prennent place les Génies de la Justice et de la Force tandis que les côtés de la couche sont ponctués de reliefs figurant la Seine et le Tibre. A l’arrière, un bouclier portant le chiffre de Napoléon fait office de dossier au sommet duquel une Renommée semble vouloir déposer une couronne d’étoiles sur le front du nouveau-né tandis qu’à ses pieds, un aiglon est prêt à l’envol.

Après 1815, le meuble fut envoyé à Vienne puis à Parme à la demande de Marie-Louise. Il lui fut réclamé par son fils et finalement transféré dans la capitale autrichienne où il est toujours conservé (Kunsthistoriches Museum).

Plume, encre noire, aquarelle et rehauts de gouache sur traits de crayon.

Benoît Delcourte

Ces deux dessins ont figuré aux expositions :
Napoléon, symboles des pouvoirs sous l’Empire, au musée des Arts décoratifs de Paris en 2008.
Napoléon, au Grand Palais de Paris (n° 511, p. 187) en 1969.