SEBASTOPOL Panorama pris des Batteries Anglaises

SEBASTOPOL Panorama pris des Batteries Anglaises - Patrimoine Charles-André COLONNA WALEWSKISEBASTOPOL Panorama pris des Batteries Anglaises - Patrimoine Charles-André COLONNA WALEWSKISEBASTOPOL Panorama pris des Batteries Anglaises - Patrimoine Charles-André COLONNA WALEWSKISEBASTOPOL Panorama pris des Batteries Anglaises - Patrimoine Charles-André COLONNA WALEWSKISEBASTOPOL Panorama pris des Batteries Anglaises - Patrimoine Charles-André COLONNA WALEWSKI  Auteur : Jean-Baptiste-Henri Durand-Brager
Matériau : Huile sur toile
Époque : 1857
Dimensions : 56,4 x 270,0 cm

A la chute de Sébastopol le 8 septembre 1855, Napoléon III commande à Jean-Baptiste-Henri Durand-Brager une vingtaine de toiles sur ce haut fait d’armes qui,quarante ans après Waterloo, marque le grand retour de la puissance militaire française sur la scène internationale.

Pendant les 334 jours du siège, les alliés déploient près de 816 pièces d’artillerie, creusent 80 kilomètres de tranchées et envoient sur la ville près d’un million et demi de projectiles, tandis que 5’500 canons russes leur répondent. C’est le champ des ruines laissées par ces bombardements incessants que peint Durand-Brager.

Jusqu’à l’invention en 1888 du Kodak par George Eastman – qui rend caduque la nécessité d’un très long temps de pose -, seule la peinture d’Histoire permet la représentation naturelle d’une action militaire. Elle gomme tous les incidents inutiles au profit du seul récit. Le peintre peut jouer sur un registre émotionnel bien plus étendu que le photographe.

Cette faculté de synthèse narrative et cette capacité à rendre crédible le théâtre des opérations les plus complexes expliquent le succès d’un genre qui connaîtra son âge d’or au XIX siècle et qui a été porté à son sommet par des artistes comme Durand-Brager.

Texte extrait de la notice complète fournis avec l’aimable collaboration de la Galerie Talabardon et Gautier à Paris.